Le diagnostic passe avant la seringue
Une chute diffuse après une maladie, une carence en fer, un trouble thyroïdien, une alopécie androgénétique ou une inflammation du cuir chevelu n’appellent pas la même stratégie.
Le médecin observe la répartition, le calibre des cheveux, les signes d’inflammation et l’évolution dans le temps. Une trichoscopie ou un bilan complémentaire peut être nécessaire.
Ce que contient le PRP
Un prélèvement sanguin est centrifugé pour concentrer les plaquettes dans une fraction de plasma. Cette préparation est ensuite injectée dans le cuir chevelu.
Il n’existe pas un protocole universel : tubes, vitesse de centrifugation, concentration, activation et fréquence varient. Cette hétérogénéité explique en partie les différences entre études et cliniques.
Dans quels cas peut-il être discuté ?
Les données sont surtout étudiées dans certaines alopécies non cicatricielles, notamment l’alopécie androgénétique. Le PRP peut être proposé comme complément, pas comme garantie.
Il est moins logique d’attendre une repousse dans une zone lisse où les follicules ne sont plus fonctionnels.
À quoi s’attendre
La séance peut être inconfortable. Rougeur, sensibilité, petits saignements ou maux de tête peuvent survenir. Le résultat ne s’évalue pas en quelques jours, car le cycle du cheveu est long.
Les photographies doivent être standardisées. Une lumière différente peut faire croire à une densité qui n’existe pas.
Les limites à connaître
Le PRP ne remplace pas toujours les traitements dont l’efficacité est mieux établie. Il ne corrige pas une carence et n’arrête pas toutes les formes de chute.
Les produits présentés comme « exosomes » ou « cellules souches » nécessitent une vigilance supplémentaire sur la composition, la réglementation et le niveau de preuve.
Comment évaluer le rapport entre effort, coût et bénéfice
Un protocole capillaire peut s’étendre sur plusieurs mois. Avant de commencer, demandez combien de séances sont prévues, à quel moment une première évaluation aura lieu et quel critère conduirait à poursuivre, modifier ou arrêter. Cette discussion évite de répéter indéfiniment une procédure sans preuve de réponse.
Le budget doit inclure le diagnostic, les contrôles et les traitements associés éventuels. Comparer uniquement le prix d’une séance de PRP ne dit pas si le plan est complet ni si la cause de la chute a été correctement prise en charge.
Ce qui doit conduire à consulter rapidement
Une chute brutale en plaques, des démangeaisons importantes, une douleur, des croûtes, une rougeur persistante ou une perte des sourcils peuvent signaler une situation différente d’une alopécie androgénétique classique. Dans ce contexte, le diagnostic est prioritaire.
De même, une fatigue marquée, un changement de poids, des règles très abondantes ou un nouveau médicament peuvent orienter le bilan. Le cuir chevelu raconte parfois une histoire plus générale que la simple densité des cheveux.
Questions fréquentes
Les protocoles varient. Un programme initial puis un entretien peuvent être proposés selon l’indication et la réponse.
Le risque allergique à la préparation est limité, mais l’injection, l’asepsie et les contre-indications restent importantes.
Oui dans certains plans, mais son intérêt et son calendrier doivent être discutés avec l’équipe chirurgicale.
Sources et repères
Sources externes consultées pour cadrer les informations de sécurité. Elles ne constituent pas une recommandation de produit ou de clinique.



